Biographie

Yamina Benguigui, Française d’origine algérienne, réalisatrice engagée, considère l’image comme l’outil incontournable pour faire évoluer les mentalités et changer de regard sur l’autre.

Elle met en lumière dans ses films documentaires et fictions, la composante française issue de l’immigration maghrébine .

Son travail, que ce soit par le biais du documentaire ou de la fiction, contribue à rendre visible une mémoire commune et à restaurer, sans ressentiment, une identité tronquée entre deux cultures, pour un mieux vivre ensemble.

Sa devise :  « A ne pas connaître son histoire, on se trompe d’histoire ».

Femmes d’Islam, Mémoires d’immigrés, Mohamed, Chaib… engagés pour la France, Le jardin parfumé, Le Plafond de verre, 9-3 Memoire d’un Territoire, Inch’Allah Dimanche, Aïcha, etc… Elle initie le débat citoyen au cinéma, chacun de ses films est un outil pour libérer la parole et interpeller les pouvoirs publics.

Elle reçoit une centaine de prix nationaux et internationaux dont le 7 d’or, Prix de la Critique à Toronto, Golden Gate Award San Francisco, Montréal Prix du meilleur documentaire, Prix de la Rochelle…

Son oeuvre est étudiée dans les plus grandes universités, New York, Columbia, Northwestern, Princeton, The Ohio State University, The University of North Dakota, etc…

Fonctions

Présidente de l’Institut Robert Schuman

Conseillère de Paris

Présidente du Forum Mondial des Femmes Francophones

Vice présidente de l’association «Energies pour l’Afrique» créée par Jean Louis Borloo

Réalisatrice – Productrice

Ancienne Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, chargée de la Francophonie et représentante personnelle du Président de la République Française pour la Francophonie.

Élue dans le 20ème arrondissement, elle devient adjointe à la Mairie de Paris, en charge de la première délégation des droits de l’Homme et de la lutte contre les discriminations.

2008 à 2010 : Membre du HCI (Haut Conseil à l’Intégration)

2003 à 2012 : Membre du Comité sur la Diversité au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel)

2003 à 2006 : Présidente du FIPA (Festival International des Programmes Audiovisuels)

Présidente de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion)

Décorations & Titres

En France elle sera décorée:

– Chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur

– Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres

– Officier de l’Ordre National du Mérite

– Elle est décorée de l’odre du Ouissam Alouite, au Maroc

– Le Président du Sénégal Macky Sall l’a décorée Grand Officier de l’Ordre national du Lion

– En République de Cote d’Ivoire elle est décorée du titre d’Officier des Arts et des Lettres.

– Elle a reçu le titre de Docteur honoris causa de l’université d’Almaty au Kazakhstan.

– Elle reçoit en 2012 le Prix Sédar Senghor.

– Elle reçoit le Prix de la Paix à Florence qui récompense toute son œuvre

– Elle est nommée Citoyenne d’Honneur de Brazzaville.

Carrière

De 1985 à 1990, création de la société «Raya films» avec Rachid Bouchareb qui a pour vocation de rendre visible la composante culturelle multi-ethnique de la société. Elle réalise et produit des documentaires «Rai», «Kassav», «Le petit Chartier», le clip «Belle île en mer» de Laurent Voulzy, Victoire de la Musique. Elle produit et présente pour France 3, «Rencontre», émission hebdomadaire culturelle et musicale sur l’immigration et l’intégration. En parallèle, elle développe les deux premiers longs métrages de Rachid Bouchareb, «Baton Rouge» et « Cheb ».

Elle rejoint la Fondation France Libertés, créée par Danielle Mitterrand. En 1994, elle intégre le conseil d’administration de la Fondation. France Libertés défend les droits de l’Homme et soutient la résistance des peuples et des individus opprimés dans leurs libertés. Yamina Benguigui réalise pour la Fondation plusieurs films, «Gorée fraternité» en faveur de la réhabilitation de la maison des esclaves à Gorée, au Sénégal, «Mandela à Paris» sur la venue à Paris de Nelson Mandela.

Elle réalise «Amandla» comédie musicale sur l’histoire de l’ANC, interprétée par des membres de l’ANC à l’Unesco.

Elle rejoint la société de production Bandits en 1992 et réalise son premier documentaire «Femmes d’Islam». Le documentaire en trois volets, « Le voile et la République », « Le voile et le silence », « Le voile et la peur » est un véritable coup de poing porté sur la condition des femmes musulmanes dans le monde et en France. Tourné dans une dizaine de pays dans le monde, le fil conducteur de ce documentaire visionnaire est le voile, symbole culturel devenu religieux selon des interprétations totalement erronées, et annonce le questionnement politique actuel en France. Il est étudié dans de nombreuses universités internationales elle reçoit de nombreux prix internationaux.

En 1996, Yamina Benguigui réalise « La maison de Kate, un lieu d’espoir ». APTE, (aide et prévention des toxicaux dépendants par l’entraide) est une institution unique en France qui utilise un modèle thérapeutique d’origine américaine appelé Hazelden ou modèle du Minnesota, créée par Kate Barry, fille aînée de Jeanne Birkin,  fil conducteur du film. Le documentaire suit les premiers pas des patients qui découvrent un traitement conjoint des dépendances à l’alcool ou aux drogues dans le même lieu, dans les mêmes groupes de parole et avec la même approche clinique, sans médicament de substitution, jusqu’à leur sortie. Ce film est jusqu’à ce jour le film référence avec lequel travaillent les thérapeutes dans différents centres. Diffuseur : France2

En 1997, Yamina Benguigui réalise « Mémoires d’immigrés, l’héritage maghrébin », un documentaire en trois volets, « Les pères / les mères / les enfants » . Pour la première fois, un film retrace l’histoire de l’immigration maghrébine en France, sort les « immigrés » du pluriel dans lequel on les enferme, des chiffres et des statistiques, pour leur  donner un nom, un visage, un vécu. Véritable outil pédagogique, toujours étudié, dans les universités en France et dans le monde, ce film a reçu une quarantaine de prix nationaux et internationaux.

En 1998, elle initie et anime « Place de la république », une émission de société sur des sujets relatifs à l’enracinement des populations issues de l’immigration.

En 2001, son premier long-métrage, « Inch’Allah Dimanche », raconte la venue en France de Zouina, une mère maghrébine, obligée de rejoindre son mari en France.  C’est le récit de l’immigration au féminin, un exil subi, qui met en image le quotidien d’une femme dans le hors champ de la France. Ces mères mghrébines vont transformer l’immigration de travail en immigration de peuplement. Le film reçoit de nombreux prix.

En 2002, elle produit et réalise, 50 portraits illustrant la diversité culturelle, qui seront diffusés sur TV5

En 2003, elle reçoit le Prix de la Paix à Florence pour l’ensemble de son œuvre.

 

Entre 2002 et 2005 elle réalise plusieurs documentaires et moyens métrages dont :

«Le jardin parfumé» qui aborde la sexualité dans le monde arabo-musulman..

«Aïcha, Mohamed, Chaïb et les autres» ce documentaire évoque la mutation de l’armée de métier dont le recrutement se fait massivement dans les cités. Yamina Benguigui filme des jeunes Français musulmans dont la devise serait «on ne naît pas Français, on le devient». Ils découvrent qu’ils vont devoir combattre d’autres musulmans dans le monde et faire face à un choix cornélien. Suite à la diffusion de ce film prémonitoire au ministere de la défense, pour le colloque «Armée et intégration» elle soulevera l’urgence d’avoir des aumonniers musulmans dans l’armée.

«Le Plafond de verre» dénonce l’apartheid invisible qui frappe les jeunes Français surdiplômés issus de l’immigration, victimes de discriminations liées à leur origine, à leur nom, ou à leur adresse.

«Les Défricheurs» Ce documentaire montre le parcours réussi de jeunes Français issus de l’immigration lorsque la premiere chance de la main tendue leur est donnée. «Le plafond de verre» et «Les défricheurs» ont une sortie nationale en salle et restent à l’affiche pendant un an. Elle initie alors «Le Jeudi Citoyen» qui réunit des personnalités du monde politique, artistique et économique qui viennent  débattre  avec le public pour faire évoluer les mentalités et changer de regard sur l’autre. Elle animera plus de 500 débats après la projection du film «Le Plafond de verre» auprès des instances décisionnaires pour le recrutement et l’emploi, comme le MEDEF, pour les sensibiliser à la lutte contre les préjugés, hérités du colonialisme, et les inciter à mettre en pratique une politique de lutte contre les discriminations à l’embauche.

En 2006, elle participe au programme Equal , une initiative du Fonds Social Européen sur la période 2000/2008, dont l’objectif est de lutter contre toute forme de discrimination et d’inégalité dans la sphère du travail et de l’emploi. Yamina Bengugui  est la première à proposer l’image comme outil de formation..Elle produit et réalise « Changer de regard », une série de trente portraits. Ce programme est à destination  des universités et des organismes de formation européens.

Elle initie et réalise un programme civique de 20 spots de 45 secondes pour inciter les jeunes issus de l’immigration à voter. «S’inscrire c’est voter, voter c’est exister». Avec de nombreux artistes et de grands sportifs dont Yannick Noah, Lilian Thuram, Alexandra Lamy, Sarah Forestier, Elsa Zylberstein Véronique Sanson, etc… Ils seront diffusés sur TF1 en prime time.

En 2006, avec Philippe Dupuis Mendel et Marc Ladreit de Lacharrière (fondateur de Fimalac, Fitch, La revue des deux mondes), elle fonde la société de production Elemiah. Leur intention est de rendre visibles les minorités sociales et ethniques dans la création audiovisuelle en conjuguant engagement social et réalisme économique de la production commerciale. Elemiah veut être un révélateur des talents issus de la diversité de demain.

En  2007, elle écrit, réalise et produit «Aïcha», une fiction pour France 2, qui met en scène la vie d’une jeune française issue de l’immigration maghrébine dans une banlieue de Paris. Rêvant de liberté et d’indépendance, sans rompre avec sa famille. Suivi par plus de 5 millions de téléspectateurs, ce film, véritable succès public, réalise la meilleure audience 2009 pour une fiction française diffusée sur France Télévisions.

En 2008, Yamina Benguigui écrit et réalise «93, Mémoire d’un Territoire». En écho aux émeutes de 2005, ce documentaire retrace l’histoire du département de Seine-Saint-Denis  depuis ses origines dans les années 1860 jusqu’à aujourd’hui afin de tenter de comprendre pourquoi il est devenu «le sismographe de toutes les tensions sociales du pays». Ce documentaire sera diffusé sur CANAL+.

A l’invitation de Madame le Révérend Patricia Watkins,vice présidente de Global Channel et inside,  figure emblématique de la lutte contre les discriminations, elle se rend à Chicago pour présenter «93, Mémoire d’un Territoire». Elle est la première personnalité française à être sollicitée pour animer une réflexion commune sur le thème «Urbanisme, immigration et ségrégation aux états Unis». Aujourd’hui « 93 Mémoire d’un Territoire » est étudié dans les universités américaines comme Colombia, Northwestern, Princeton, The Ohio State University, The University of North Dakota, etc…

Elue dans le 20ème arrodissement de Paris, elle est nommée par Bertrand Delanoé, adjointe à la Mairie de Paris. Elle créera la première délégation en charge des droits de l’Homme et de la lutte contre les Discriminations. A ce titre, elle a initié  l’organisation du «Forum pour l’emploi des jeunes», avec M. Christian Sautter, Adjoint au Maire de Paris..

En mars 2009, elle a initié le colloque «Décolonisons les Imaginaires» en association avec Le Monde et Terrafemina, la lutte contre le racisme et les discriminations qu’elle mène au sein de sa délégation. Les débats, animés par des chercheurs, des historiens et des professeurs porteront sur les origines du racisme, l’utilité des lois les moyens pour combattre les préjugés, la ségrégation invisible, l’apartheid cultuel.

«Aïcha, Job à tout prix» second volet de la série Aicha traite des discriminations à l’embauche dont sont victimes les jeunes des cités et pour certains, la tentation du repli communautaire et de la radicalisation religieuse. Il sera diffusé sur  France 2.

«Aïcha, la grande débrouille» troisième volet de la série, aborde la drame des ascenseurs en panne qui peuvent durer un an et plus, dans les cités ghettos ,à la prériphérie des villes et de l’abandon des services techniques. Il sera diffusé sur France 2

«Aïcha, Vacances Infernales» 4ème volet de la série, traite des conséquences du printemps arabe sur les populations issues de l’immigration maghrébine en France. Pour la première fois ils découvriront la France des vacances. C’est la grande inconnue…

Diffusé sur France 2 en juin 2012.

Le 16 Mai 2012, Yamina Benguigui a été nommée Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, chargée des Français de l’étranger et de la Francophonie. Elle fait du droit des femmes son combat au sein de l’espace francophone, partout où il est nié ou en régression.

Elle initie en 2013, à Paris, le premier forum mondial des femmes francophones, sur les violences faites aux femmes, avec des centaines de participantes issues de la société civile. Le deuxième forum aura lieu à Kinshasa, en 2014, sur l’urgence de l’éducation obligatoire pour les filles, premier de leurs droits à l’égalité. Les conclusions de ces deux forums participeront aux débats tenus lors du sommet des chefs d’états francophones.

Mai 2014, plus d’un mois après l’enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigeria par Boko Haram, l’émotion est toujours vive. Alors que Twitter se mobilise avec le hashtag #BringBackOurGirls, Yamina Benguigui, avec les réalisatrices Lisa Azuelos et Karine Sylla initie un rassemblement place du Trocadéro à Paris.

Septembre 2014 : Vice présidente de l’association «Energies pour l’Afrique» créée par Jean Louis Borloo. La Fondation de M. Borloo a pour ambition de soutenir l’Afrique aux noms de la France et de l’Europe, en apportant son soutien aux gouvernements, aux initiatives citoyennes, ainsi qu’à toutes les ONG et autres agences d’aides au développement impliquées sur le Continent Africain.

Janvier 2015 : Présidente de l’association du Forum mondial des femmes francophones. Elle réalise une série de trente portraits de femmes africaines, qui parlent de l’importance de l’éducation pour les filles. Préparation du 3ème forum de femmes francophones, qui aura lieu à Brazzaville, afin de lancer aux états le défi de l’éducation obligatoire pour les filles de l’espace francophone, jusqu’à l’âge de seize ans.

Octobre 2015 / Janvier2016 :  tournage et réalisation d’un trentaine de portraits de femmes sur la nécéssité de l’accès à l’éducation pour les filles.

Mars 2015 : Ecriture du long métrage « Sœurs »

Mai 2016 : Ecriture de la première saison (dix épisodes) de la série «Aïcha», inspirée des téléfilms.

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